Une nouvelle aventure musicale

Avec plus de quatre mille ans d'histoire (en faisant l'un des instruments de musique les plus vieux au monde), un son grave, doux et apaisant, de nombreuses implications philosophiques (Confucius en aurait été un virtuose) et des origines exotique (originaire de l'empire du Milieu), cette "cithare" (qui est bien plus qu'une cithare!) a tout pour plaire. Mesdames et messieurs, le sujet de ce soir, c'est le guqin !
« Diantre, le guqin ! Quel nom exotique et plein de promesses ! » Et vous n'avez pas tort ! J'ai eu la chance immense de découvrir sur YouTube, un joueur de cet exquis instrument qui cherche surtout à préserver les vieux « tubes » du guqin : en effet, avec quatre mille ans au compteur (les meilleures compositions que j'ai entendues jusqu'à présent datent du quinzième siècle !), les compositions qui lui sont dédiées sont légion et sont de très bonne qualité. Elles bénéficient aussi d'un certain prestige (il bénéficie en Chine de statut de l'instrument du gentilhomme; aussi, dit-on que celui-ci ne doit sous aucune circonstance se séparer de son instrument!) : ainsi, quand Voyager a été lancée (la fameuse sonde qui contient des informations sur notre planète et notre espèce), on avait jugé bon d'inclure sur le disque un morceau de guqin (« Liu Shui », ou « eau courante », dont j'ai inclus une vidéo ici).

Autre sujet : autumn is upon us !

Bonne soirée!

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# Postato venerdì 06 novembre 2009 17:04

Yoshida Kyodai sont des virtuoses!

Petit article sur le talent des frères Yoshida (吉田兄弟); ces deux jeunes personnes (la trentaine bien entamée) sont des joueurs de shamisen du style tsugaru. Pour ceux qui ne comprennent pas, le shamisen est un instrument de musique à cordes de la famille des luths originaire d'Okinawa (comme beaucoup de choses, ce sont les Chinois qui ont introduit cet instrument dans la région). On joue du shamisen en le pinçant à l'aide d'un plectre assez large (ainsi, nombre de musiciens, et autres néophytes mélomanes, le comparent au banjo). Le style tsugaru se réfère simplement à une région du nord de Honshu (la plus grande île du Japon). Ce style est caractérisé par des rythmes plus enjoués et vivaces.

De retour aux deux frères de génie: ils ne pensaient pas avoir du succès lors de l'enregistrement de leur premier album. Et pour cause: ils avaient l'audace de mélanger musique traditionnelle (ne serait-ce que l'instrument ou la façon de jouer) à la musique populaire moderne... Le premier album fut un succès, qui les encouragea à récidiver... Ainsi, se faire accompagner par des guitares (acoustiques, électriques), des batteries, ou autres, ne leur fait pas du tout peur et semble, au contraire, les stimuler. Ils jouissent d'une renommée internationale et se seraient produits partout dans le monde... Vous trouverez dans cet article le morceau qui m'a converti instantanément au Yoshida Kyodai ('Rising').

Parallèlement, je cherchais depuis plusieurs années le son distinctif d'un instrument chinois qui m'avait marqué pendant mon enfance (je ne sais pas comment j'arrive à marquer mon enfance par des sons exotiques, mais ça n'est pas plus mal: ça m'oblige à avoir des rêves irréalisables en quelque sorte...). Le mois passé, l'origine de ce son se trouva un joli nom: 古琴 (ou "Koutchine", "ancient instrument à cordes"). Mais ça, c'est pour une prochaine aventure musicale...
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# Postato martedì 29 settembre 2009 18:05

Modificato giovedì 29 ottobre 2009 17:03

Il regarde l'écran fixement et voilà ce qui lui vient à l'esprit?!?

still and silent
the cup of tea refreshing him
such a quiet night


Un long moment de silence... un grand cri; puis, rien. Qu'ai-je fait de ce mois de juin, qui passa si vite sous mon nez? Je me le demande tout en engloutissant à grandes lampées l'éternelle tasse de thé, le point sûr et certain dans une vie -eh, bien- sûre et certaine (pour parodier la fille [était-ce Sharon Stone ou Claudia Schiffer? Je n'en sais rien et peu me chaut!] dans la récente campagne de pub de Schweppes: "what did you expect?").

La tasse de thé est un confort luxueux, à mon sens. Bue devant un texte en cours d'élaboration, elle vous donne un air d'écrivain inspiré prêt à braver la nuit pour terminer son chapitre. Bue au matin, vous voilà transformé en personne responsable rechargeant ses batteries avant une dure journée de labeur. Bue dans l'après-midi, vous devez un personnage exotique; qui sait? Peut-être même un soldat britannique stationné dans le joyau de la couronne britannique. Enfin, si vous y ajoutez une goutte de scotch, vous voilà transformé derechef en un Anglais dont le flegme a été dérangé par quelque meurtre sordide ("élémentaire, mon cher Watson!").

Non, je ne tiens pas à rédiger un article sur le thé; ce serait long, ennuyeux et affreusement redondant. Je sentais simplement le besoin d'écrire un peu et penser beaucoup. J'ai réussi beaucoup d'examens, mais en ai raté beaucoup également. L'été ne sera guère gai, mais ce n'est pas comme si je vais quelque part de toute façon... Ah, mes points de suspension! Je sens que j'use et abuse du silence lourd de sens que vous impliquez, mais comment faire sans vous?

Cela me rappelle que mon sens poussé de l'ironie passe souvent très mal, que ce soit en ligne ou en réalité. Comme on me disait à Oxford, je suis drôle sans l'être; ou bien, je cherche à me faire rire d'abord pour me convaincre que je peux entretenir une relation sociale avec qui que ce soit. Mais cessons-là les introspections fastidieuses et vaines d'un personnage faussement complexes et intéressons-nous au sujet du jour, notre dagschotel.

Le haïku... non, pas vraiment; bien que j'en aie écrit un en guise d'introduction (mais peut-on appeler mon début de texte une introduction per se?), il ne s'agit pas du sujet. Il semblerait que le sujet soit l'absence de sujet. Je tiens à écrire à vide; mes textes devraient être décrits comme "des textes qui cherchent un sens". Ce qui ne serait pas faux.

C'est décidé, plus tard, je ne serai pas interprête, ni traducteur, mais rentier. Ah, saperlipopettouille! Car pour être "décrotteur, gagner la place de décrotteur, il faut passer un examen ; car les places qui vous sont accordées sont d'être ou décrotteur, ou porcher, ou bouvier. Dieu merci, je n'en veux pas, moi, saperlipouille !" Évidemment, décrotteur = traducteur, porcher/bouvier = intreprête."Avec ça des soufflets vous sont accordés pour récompense ; on vous appelle animal, ce qui n'est pas vrai, bout d'homme, etc..."

"Ah ! saperlipotte de saperlipopette ! sapristi ! moi je serai rentier ; il ne fait pas si bon de s'user les culottes sur les bancs, saperlipopettouille !"

En effet, mon ami Rimbaud (il est aisé de s'attribuer l'amitié d'un mort...), il ne fait pas si bon de s'user les culottes sur les bancs!

Et la suite? Eh, bien... "La suite prochainement."
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# Postato lunedì 06 luglio 2009 17:40

That's it!

That's it!
Okay, I snap! I can't take it any longer: I hate the EII! There I said it! I wish it were otherwise, but -no, Sir!- it isn't. For those of you who don't know what the EII is and who care, it's my school, the place to which I drag my feet -and the rest of my body along with them- every effing weekday. I like languages. That's an understatement: I love 'em! If I want to do something of the short period of light between two dark ends (i.e.: life) I've been given, I should like very much to be in the language business... And I thought the EII, being the closest to my home and being so highly-ranked amongst European schools, would hold the perfect opportunities for me. Well -time to wake up!-, it doesn't. Most language classes are decent, some I'll say are even inspiring, but the others are just a pretext for obnoxious, one-dimensional and basically dull characters to teach and spread a thick fog of despair onto us, students.

It's my second year, so I'd have thought that I could compensate what classes lacked on friendship. No way, Jose! I've been transferred -without anybody's signifying me- to a group populated by some of the most unpleasant twats in the Universe (or it is merely my being petty, again...). As a result, I get to see people I really respect scarcely and I'm stuck in my corner in class because I can't stand the psychological problems of my colleagues (they've got to have a deranged mind to act as they do).

Otherwise, everything is all right, if you except my missing most of my budo classes to study for exams I'm quite sure I'll fail. 'All work and no play makes Jack a dull boy'... And I'm mostly bored and indifferent to what happens around me (I'm not saying I'm being egotistic!).

Yet, on the plus side, my brother-in-law succeeded in retrieving my photographic film from my camera. When the photographs are developed, I'll have something funny to do: look at them all the time...

Well, this entry was a big nuffin, but I do feel a bit relieved... Dunno why, but I remember a limerick I wrote against some daft person while I was in Oxford. It goes like this:

There is a lad from Czech Republic
Whose arse I'd like very much to kick.
He knows what we must wear
To have class, to have air.
That stupid lad from Czech Republic!

# Postato sabato 13 giugno 2009 20:29

Modificato sabato 18 luglio 2009 11:33

Psychédélique, moi?

Alors que la fin approche à grands pas, j'écoute en boucle cette chanson absurde... Comme c'est bôôôô!

Ah, et un ancien camarade de classe vient de décéder...
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# Postato sabato 02 maggio 2009 15:23